Parce qu’on s’y reconnait tous un peu : la revanche des geeks

Hier soir, chouette reportage sur Arte.

Synopsis : 

LA REVANCHE DES GEEKS

Souvenez-vous : au collège, ils restaient entre eux, mal fagotés, l’oeil binoclard et le teint boutonneux. Premiers en sciences, ils se rétamaient en sport et en drague, jouaient à des jeux compliqués et riaient nerveusement à des private jokes. Ce documentaire dissèque les moeurs des geeks, traités aussi de nerds, et narre la contre-attaque de cette confrérie futée, passée en trente ans de souffre-douleur à maître du monde. Le réalisateur a rencontré ses membres, désormais fiers de l’être, dans la Silicon Valley américaine, en France et au Japon. Ils racontent une adolescence difficile, en butte aux moqueries voire aux brimades. En réaction à cette mise à l’index, les geeks se sont forgé un univers commun.

 Alors si vous aussi vous avez eu vos petits moments à l’adolescence où on vous regardait bizarrement parce que vous parliez Seigneur des Anneaux, science-fiction ou jeux de rôle, regardez ce reportage qui m’a bien fait sourire !

La page sur Arte : http://videos.arte.tv/fr/videos/la_revanche_des_geeks-6613194.html

LB.

Démonstrations WebGL

Un mini article pour mettre un lien : http://www.chromeexperiments.com/
Plein de chouettes démonstrations de WebGL qui montrent un peu de quoi tout ça est capable dans la vraie vie.

Une que j’ai trouvé intéressante est pour parcourir l’API Google Books.

 

 
Et pour essayer en vrai, ça se passe par là !!! ça marche quand même moins bien que dans la vidéo en ce qui concerne le chargement des textures, mais c’est toujours une exploitation rigolote des API Google 🙂

LB.

WebGL et Google Maps

Et si besoin en est, voilà une preuve de plus que Google croit en l’HTML5 avec l’intégration de WebGL dans son célèbrissime service Google Maps !! Un joli bouton « Envie de nouveauté? » en bas à gauche, et hop ! Ils appellent ça « Google MapsGL »… Pourquoi pas… De la 3D dans son navigateur sans plugin, je trouve ça vraiment cool…

Le WebGL, c’est bien beau et j’aime le concept, mais c’est encore soumis à de vives critiques de sécurité. En effet, pour faire extrêmement court, c’est la possibilité pour le navigateur de faire appel à des appels bas niveau pour le calcul 3D. C’est vraiment soumis à débat, et j’aimerais développer mon avis là dessus. Mais en attendant, voilà une jolie bibliographie que j’avais réuni à ce sujet, si ça vous intéresse…

http://www.developpez.com/actu/34269/Microsoft-rejette-le-standard-WebGL-juge-dangereux-suite-a-la-decouverte-de-multiples-failles-critiques-sur-Firefox/
http://www.pcinpact.com/actu/news/64165-microsoft-apple-webgl-danger-securite.htm
http://www.pcinpact.com/actu/news/62293-web-specifications-khronos-group-finales.htm
http://www.contextis.co.uk/resources/blog/webgl2/
http://www.contextis.co.uk/resources/blog/webgl/
http://blogs.technet.com/b/srd/archive/2011/06/16/webgl-considered-harmful.aspx
http://www.thechromesource.com/is-webgl-really-harmful

Bonne lecture !

LB.

[Critique III] Derrière l’écran de la révolution sociale : le modèle off-shore

Hop, troisième épisode de ma petite critique sur le livre de Nicolas Séné…
Pour rappel, les deux premiers articles sur la première partie, et un article dédié à la formation en SSII

Cet article va être consacré à une réalité des sociétés de service : la sous-traitance à l’étranger, ou off-shore. Ce n’est pas quelque chose que je côtoie vraiment, mais j’ai trouvé le chapitre intéressant, et j’ai quand même quelques retours à faire.

Dans son chapitre, Nicolas Séné pose d’emblée une problématique assez pertinente: le modèle social offshore n’est pas un pur souci d’emploi et de pure délocalisation, mais aussi un problème de dépendance vis à vis de pays tiers. Que veut-il dire par là ?
Continuer la lecture de « [Critique III] Derrière l’écran de la révolution sociale : le modèle off-shore »

[Critique II] Derrière l’écran de la révolution sociale : la formation

Bon, bien évidemment j’ai plein de trucs sous le coude, et pas le temps de le rédiger… Mais ce coup-ci je prends cinq minutes vu que c’est assez d’actualité pour moi… Bref, pourquoi cette image ? Et bien ça fait un bout de temps que je dois continuer la critique de ce livre, critique commencée ici-même.

Quelle partie m’intéresse : Le chapitre X, dédié à la formation.

Dans ce chapitre, Nicolas Séné essaye d’expliquer qu’un des problèmes des collaborateurs en SSII, c’est la progression au niveau technique. Déjà, replaçons nous dans le contexte. L’informatique et le développement, c’est une science qui a 30 ans… On ne va pas chipoter sur les dates hein, mais avant 95 / 2000, le développement était tout de même réservé à une poignée de spécialistes je trouve… Et paf, 2000, véritable éclosion des start-up, bulle internet, tout le monde veut son application, son site web, toutes les entreprises doivent suivre le rythme… Donc, si je résume, on a besoin de développeurs en masse depuis une dizaine d’années… Et franchement, qu’est ce que c’est 10 ans dans une vie professionnelle ? Surtout à l’époque où l’on parle autant de l’âge de la retraite :p

Bon, mais où je veux en venir là ? Déjà, c’est donc un fait, le métier est jeune, et évolue à vitesse grand V, et l’on n’a pas vraiment de recul sur la profession. Un développeur peut-il se permettre de lâcher le développement quelques années et revenir dans le métier ? Un développeur qui ne se tient pas à niveau, que devient-il ? On en a déjà une vague idée, mais je pressens un réel traumatisme dans la profession d’ici 20 ans… Nous savons que nous avons un des taux de chômage les plus élevés pour les cadres supérieurs de plus de 50 ans, ce n’est pas pour rien et selon moi, ça ne peut qu’empirer… Un jeune sera plus au fait des toutes dernières tendances, sera plus motivé, et coûtera moins cher à la SSII… Le développeur expérimenté devra trouver un autre moyen de se vendre, mais c’est un autre débat…

Bref, tout ça pour dire que la formation est un véritable enjeu dans notre métier…

En ce qui concerne le fameux chapitre dont il est question aujourd’hui, je vais commencer par une phrase qui m’a écarquillée les yeux : des techniciens qui allaient « jusqu’à éplucher des documents techniques dans les toilettes ». Heu… Oui bon, il ne faudrait peut-être pas exagérer… Genre on va fouetter le développeur qui cherche à progresser… Non non, on n’en est pas là… Mais oui, la progression n’est pas simple.

Deux raisons selon l’auteur:

  • L’absence de participation du collaborateur à un vrai projet d’entreprise… En gros, les gens n’ont pas envie de s’investir sur le long terme. Moi, en tant que développeur, je lie clairement ça au Turn Over… On sait, pour différentes raisons, qu’on va quitter sa SSII tous les 5 ans en moyenne… Pour faire progresser son salaire, pour progresser aussi techniquement… Rester dans le même poste trop longtemps, on sait que c’est un très bon moyen pour stagner, c’est clair et net. Progresser techniquement dans un projet durable d’entreprise, moi je n’y crois pas, et les managers non plus finalement…
  • Une deuxième raison à la stagnation, c’est qu’une fois qu’on a une ligne sur un CV en société de service, son commercial va pouvoir nous vendre en tant que spécialiste de ce domaine… Et ça, c’est clair et net… Pour eux c’est quand même la facilité, chaque développeur aura un profil type. Après tout, si on sait faire quelque chose, c’est que ça nous plait, donc on n’a pas envie de voir autre chose ! Bon, c’est réducteur… Un développeur qui a plusieurs cordes à son arc est aussi plus facile à vendre après tout… Mais j’imagine qu’il y a un peu de vrai quand même…
Alors quels sont les moyens pour nous de progresser ? Les formations au travail consistent souvent à 2 ou 3 jours de formation accélérée sur un domaine, où l’on voit défiler des slides powerpoint… Moué… Donc comment faire, en vrai ? Et bien il faut s’intéresser, regarder, être curieux, faire un peu de veille technologique (blogs, sites d’actu, encore faudrait-il que les dits blogs ne soient pas bloqués sur son lieu de travail… bref…), la plupart de ces choses étant faites en dehors des « heures bureau ». Oui, je crois vraiment que le meilleur moyen pour progresser et rester au niveau, c’est d’être passionné et d’aimer son métier.
Quand je regarde autour de moi, je crains que les passionnés ne soient en minorité, et je suis très inquiet pour leur avenir professionnel, et pourtant il faudra trouver une place à tout le monde… Le métier n’a pas fini de se transformer !
Et vous, comment vous voyez-vous évoluer ?
LB.